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TENDANCES INFIRMIÈRES

TENDANCES INFIRMIÈRES

Un congrès historique!

Par Karine Bertrand, infirmière, conseillère et membre du Comité jeunesse de l'ORIIQ

Les 24 et 25 octobre a eu lieu, à Montréal, le 91e Congrès annuel de l'OIIQ. Bien que je sois infirmière depuis 2003, le congrès 2011 était mon tout premier et mon expérience a été remarquable. Je n'y assistais pas à titre de déléguée, mais à titre de congressiste, représentant mon employeur. J'ai rédigé ces quelques lignes afin de décrire comment j'ai vécu cet événement en tant qu'infirmière de la relève.

Étant conseillère au sein du Comité jeunesse de l'ORIIQ depuis juin 2010, j'ai à cœur l'avenir de ma profession. Le thème du Congrès était « Regards sur la formation infirmière : où se situe le Québec ? », un enjeu de l'heure pour l'avenir de la profession infirmière.

Ce congrès est un évènement à caractère très scientifique, mais en rien lassant ou endormant. Il y avait 33 ateliers thématiques rassemblés par axes : la pratique clinique, l'encadrement clinique, les milieux d'enseignement, l'organisation des soins et la recherche. Il était impressionnant de voir la qualité des ateliers et le savoir des conférenciers. Entre les différents ateliers, j'ai pu discuter avec des étudiants en soins infirmiers, des infirmières débutantes, des infirmières d'expérience, des gestionnaires et des professeurs. Autant d'infirmières avec des expériences et des cheminements de carrière différents, mais avec la même aspiration, la qualité des soins pour la santé de la population.

Les grandes conférences m'ont permis de m'ouvrir aux différences existant dans le monde au niveau de la formation infirmière avec le Québec et de me placer à cette échelle planétaire. Il est important pour nous, la relève, de savoir où est notre place, qui nous sommes et où nous allons. Le constat en lien avec la formation n'était pas flamboyant : 3 000 heures de formation en moins par rapport aux autres provinces canadiennes et même par rapport à certains pays francophones.

À l'heure où les ergothérapeutes, physiothérapeutes, pharmaciens et ambulanciers augmentent leurs exigences de formation, je me questionne en tant qu'infirmière de la relève : suis-je assez compétente pour faire face à l'avenir?

Étant en fin de formation universitaire de 1er cycle, je sais maintenant que je dispose d'un coffre à outil complet pour affronter l'avenir, tout en demeurant consciente d'un besoin de formation continue pour ajouter des outils ou remplacer les plus anciens. Le congrès 2011 a appuyé le besoin qu'a la relève d'être formée pour affronter les 40 prochaines années. En effet, la proposition pour que la formation initiale infirmière soit de niveau universitaire a été largement soutenue. Le ministre Bolduc s'est montré ouvert à avancer dans ce sens. La présidente de l'OIIQ se faisait rassurante quant à la qualité et aux compétences des infirmières déjà en place et insistait sur le fait que cette proposition est une ouverture vers l'avenir. Le vote a donné le tempo pour le futur. La fierté et la volonté de changement étaient palpables.

J'étais fière et heureuse de faire partie de ce groupe de personnes qui ont assisté à ce congrès historique!

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