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COMITÉ JEUNESSE

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L’expansion du rôle de l’infirmière praticienne spécialisée au Québec   

À la suite de l’annonce récente par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) du nouvel encadrement réglementaire des infirmières praticiennes spécialisées (IPS), le Comité jeunesse s’est intéressé au rôle de ces dernières dans le système de santé québécois. En vigueur depuis le 8 mars 2018, ce règlement établit de nouvelles classes de spécialités, dont celles de soins pédiatriques, santé mentale et soins aux adultes (intégrant la cardiologie et la néphrologie), en plus des classes existantes de néonatalogie et de soins de première ligne. Il permet aussi aux IPS en soins de première ligne (IPSPL) de traiter six problèmes de santé chronique et autorise l’ensemble des IPS à prescrire plus facilement des médicaments, ce qui montre l’importance grandissante de leur rôle.

Depuis la collation des grades de la première cohorte d’IPS au Québec en 2006, ce rôle émergeant a incité plusieurs infirmières à se diriger vers la pratique avancée afin de combler leurs ambitions professionnelles. Des projets novateurs mettent en avant la pratique infirmière avancée comme centre de gravité de l’offre de soins, comme la Coopérative de solidarité SABSA et la Clinique Archimède. Révélateurs du potentiel de cette pratique, ils augmentent considérablement l’accès aux soins (Duhoux, Contandriopoulos, Roy, Laroche et Mattmann, 2015; Laliberté, Dubé, Fréchette et Boucher, 2016).

À ce jour, le Québec peut compter sur 484 IPS, dont 405 en soins de première ligne, 23 en néonatologie et 56 en soins aux adultes (regroupant les spécialités cardiologie et néphrologie), nombres sans cesse en augmentation chaque année (Marleau, 2018). D’ailleurs, le gouvernement du Québec s’est engagé à former 2000 IPS d’ici 2024-2025 afin d’améliorer l’accessibilité des soins et des services du réseau de la santé pour l’ensemble de la population. Afin de soutenir ce déploiement, le MSSS compte investir un peu plus de 1,4 milliard de dollars pendant cette période, notamment pour couvrir les salaires des postes actuels et futurs d’IPS, ainsi que les bourses offertes dans le cadre de leurs études (MSSS, 2017). Appui considérable au développement du rôle d’IPS, cet investissement est une preuve de confiance envers ces professionnelles pour relever les défis du système de santé québécois.

Le potentiel du rôle de l’IPS est prometteur et gagne à être connu de tous. Nous vous invitons à visiter la page Facebook du Comité jeunesse afin de visionner l’entrevue d’une IPS en néphrologie qui explique son rôle et sa pratique au quotidien.

Par :

Carol-Ann Ferlatte, inf. M. Sc. (c.)

 

Références

Duhoux, A., Contandriopoulos, D., Roy, B., Laroche, D., & Mattmann, S. (2015). La Coopérative de solidarité SABSA. Rapport préliminaire Mise à jour - année 2015. Projet de recherche ESPI. Montréal. Récupéré de https://www.coop-sabsa.com/rapport-preliminaire-mise-a-jour-annee-2015/

Laliberté, C., Dubé, G., Fréchette, A., & Boucher, C. (2016). La Clinique Archimède - L'infirmière, un levier d'excellence. Récupéré de ancien.fiqsante.qc.ca/publicfiles/documents/2016-clinique-archimede-final.pdf

Marleau, D. (2018). Rapport statistique sur l’effectif infirmier 2017-2018 – Le Québec et ses régions. Montréal: Ordre des infirmières et infirmiers du Québec. Récupéré de https://www.oiiq.org/l-ordre/qui-sommes-nous-/portrait-de-l-effectif-infirmier

MSSS. (2017). 2000 infirmières praticiennes spécialisées d’ici 2024-2025 pour donner des soins de santé [Communiqué de presse]. Montréal: Gouvernement du Québec. Récupéré de http://www.msss.gouv.qc.ca/documentation/salle-de-presse/ficheCommunique.php?id=1288

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